Arçais
C’est au début du XIXe siècle, à la suite d’un décret de Napoléon 1er, que furent aménagés les marais d’Arçais. Les canaux avaient valeur de chemins, puisque la barque était le seul moyen de locomotion. Petits ports privés, venelles et fenils gardent le charme caché de ce temps révolu des échanges nombreux entre la plaine céréalière et le marais bocager. La rue de la Garenne est bordée d’habitations caractéristiques construites au XIXe siècle. Leur construction à flanc de coteau donne lieu à un étagement des bâtiments et prévoit pour chacune un accès au marais sur l’arrière tandis que les façades serrées donnent sur la rue.
Coulon
Profitant de sa position stratégique entre Niort et la mer, Coulon s’est développée aux XIIe et XIIIe siècle en contrôlant le trafic des marchandises transportées sur la Sèvre Niortaise. L’assèchement des marais, encouragé par les moines au XIIIe, mais rationalisé tout au long du XIXe siècle permit de dégager de nouvelles terres qui favorisèrent le développement de l’habitat au bord de la Sèvre. La Maison des Marais Mouillés, dernier logis médiéval du bourg (XVe siècle), raconte aujourd’hui le lent aménagement et la construction des paysages du Marais poitevin.
Un détour par…
Niort
Haut lieu du Marais poitevin et des mutuelles d’assurance, Niort offre une troisième facette liée à son patrimoine bâti dont le doyen est le donjon de Richard Cœur de Lion (VIIe). Au fil des rues de la vieille ville, on découvre les halles de style Baltard, l’hôtel de ville, l’église Notre-Dame et le Pilori qui a abrité l’hôtel de ville jusqu’à la Révolution. Les plus courageux « grimperont » la colline Saint-André pour y découvrir l’église du même nom et le jardin des plantes qui descend vers la Sèvre Niortaise.